Agglomération de pulpe blanche. Mes pieds baignent dans le jus de ciel, s’éclaboussent à chaque foulée. Partout les mains pressées. Les visages fouettés se plissent et scandent la peur de l’incontrôlable. Les conséquences du déchaînement sur le quotidien.
Les enfants égaillés se roulent dedans. Pataugent dans l’effervescence jusqu’à plus soif. Ils n’ont rien d’autre à considérer que la joie pure.
Mes poumons, comprimés dans la bourrasque, attendent un souffle qui ne vient pas. Une inspiration libératrice qui décoincerait mes nerfs.
Les déneigeuses avancent en dérangeant la nuit, déchiquettent la pureté dans leurs bras-malaxeurs.
La chambre vibre au froissement du métal
Par la fenêtre
Clair de lune
Et déclinaison du mot « danger »
Jaune
Orange
Rouge
Les rues tachées de lumière artificielle. Pendant que le ciel s’épanche encore, les précieux cristaux se mélangent à la saleté, repoussés, entassés dans un coin. Une fosse où meurt l’immaculé. Des mois. Oubliés à fondre et à geler.
Mon cerveau vidé de rêves
Fatigué de refaire l’impossible
N’arrivera plus jamais
À dormir